#1 ECRITURE : Pourquoi ai-je commencé à écrire un roman?

Pourquoi ai-je toujours voulu devenir écrivain? Un doux rêve difficile à atteindre pour beaucoup d’entre nous, tant la tâche est difficile. Tout le monde peut se prétendre écrivain, tout le monde peut essayer d’aligner des mots sur du papier, mais peu réussisse finalement. Je vous dévoile mes motivations et ce challenge fou que je me suis lancée il y a quelques mois de cela, pour peut-être enfin parvenir à réaliser ce voyage un peu fou et, ô combien, ardu. 

J’avais envie de faire une série d’articles pour vous dévoiler mon parcours d’apprentie-écrivain et chaque étape que je vivrais durant ce processus créatif. Qui sait, cela pourrait peut-être vous aider ou vous motiver ?!

Depuis toute petite, mon plus grand (et tout premier) rêve est d’être écrivain. Et Dieu sait à quel point dans ma vie, j’en ai eu beaucoup des rêves…
Ouvrir un carnet. Prendre la plume. Raconter des histoires. Et faire voyager le lecteur. C’était ma plus forte envie. Une envie qui brûlait en moi. Je me voyais comme mes auteurs préférés, avec une imagination débordante, créer à partir d’une simple pensée un univers où l’on aimerait s’évader pour toujours.

Je me souviens que vers mes neufs ans, j’avais fait un rêve. Et en pleine nuit, une fois réveillée, j’ai allumé ma petite lampe de chevet, je me suis redressée sur mon lit, j’ai pris un simple petit carnet à lignes, et à l’aide d’un stylo à bille bleu, je me suis mise à écrire… Sans interruption.

D’où venait mon imagination? Aucune idée. J’ai écrit une petite histoire de deux pages avec un facteur qui faisait sa livraison de quartier et se faisait mordre par un petit chien blanc.

Au matin, quand je me suis levée pour me préparer avant d’aller à l’école, j’étais toute fière de montrer cette histoire à mes parents. Ils étaient impressionnés par ce petit texte écrit par une petite fille. Je l’avais même apporté à l’école et je l’avais fait lire à mon institutrice. Avec le recul, je me dis qu’elle a été d’une extrême gentillesse et indulgence avec la petite fille que j’étais. Car elle a m’a félicité et encouragé à continuer d’écrire, sans se moquer de moi. Et sincèrement, si je relisais cette courte histoire aujourd’hui, j’en aurais clairement honte. Elle était vraiment sans queue ni tête…

(c) Crédits photo Martin Thomas

A partir de ce moment-là, je me souviens que j’ai toujours écrit. Mais jamais d’histoires. Trop long, trop éprouvant. Trop de difficultés à me concentrer, à réfléchir à… tout. Car il y a des milliers de choses primordiales auxquelles accorder son attention durant le processus d’écriture. C’était trop tôt pour moi.

Malgré tout, j’adorais écrire des dissertations, des chansons, des poèmes, des récits mêlant mes émotions du moment. Un exutoire en quelque sorte.
Je pratiquais également l’écriture automatique tels les surréalistes l’enseignaient.  Une fois les écouteurs en place dans les oreilles diffusant une musique inspirante, je laissais libre cours à mon imagination. Et là, mes doigts virevoltait sur mon clavier d’ordinateur avec frénésie. Il en découlait des choses surprenantes. Des phrases insensées, mais d’une telle poésie.

A l’époque, je me rendais compte que faire fonctionner mon inconscient était tellement plus facile pour créer. J’arrivais à lâcher prise avec une telle facilité. Mais une fois qu’il s’agissait de raconter une réelle histoire, avec un début, un milieu et une fin, de manière totalement consciente, je me heurtais à un mur. C’était l’échec.
Aucun mot, aucune phrase n’en sortait.

(c) Crédits photo Enmanuel 

J’ai bien essayé durant ces dix dernières années de mettre plusieurs fois sur papier cette histoire qui me trotte dans la tête. Mais après avoir écrit les premières pages, après avoir perdu plusieurs scènes écrites dans des fichiers sur mon ordinateur, j’ai à chaque fois abandonné.

Aujourd’hui, j’ai décidé de changer cela. Malgré mon jeune âge et après avoir accompli bien de mes rêves, il se trouve qu’il m’en reste un seul. Celui d’être écrivain. Un acte long et solitaire qui me faisait tellement peur auparavant. Désormais, je sens que l’heure est arrivée. Le moment de sauter le pas, de franchir cette étape, de vivre ce long processus créatif, d’accompagner mes personnages, de leur donner “vie”, de les voir grandir et mourir. Il fallait que tout cela sorte de mon imaginaire. Je ne pouvais plus vivre avec cette histoire dans ma tête, m’accompagnant chaque jour, à chaque moment, dans toutes les situations de ma propre existence. C’en était trop. Il était temps de tout poser sur papier. Pour alléger ma conscience. 

Depuis maintenant quatre mois, ma vision des choses a bien changé. Je suis désormais prête à vivre le métier d'(apprentie) écrivain. Cela fait quatre mois que j’écris, prends des notes, fais des fiches pour mes scènes et mes personnages. L’histoire grandit avec moi chaque jour. Et mon premier but, c’est de terminer l’écriture du premier jet de ce premier tome (car oui, ce sera une trilogie) avant mon 27ème anniversaire. Il me reste donc six mois pour m’atteler à la tâche.

Alors, vous me direz certainement, “N’as-tu pas peur que ton manuscrit soit rejeté de plein de maisons d’édition? Et qu’il ne trouve pas son public?”. A cela, je répondrais simplement que j’écris l’histoire que j’aurais aimé lire depuis des années. Que le but du moment est d’écrire un roman bien ficelé, sans incohérence, avec les ingrédients nécessaires pour transporter mes lecteurs dans l’univers que je suis en train de créer. Il n’y a pas de peurs à avoir, sinon, on reste les bras croisés et on ne fait jamais rien. J’ai décidé d’avancer, pas après pas.

J’espère que l’on se retrouvera dans quelques mois ou quelques années, pour célébrer la sortie de ce roman qui est si cher à mon coeur et pour enfin vous faire découvrir mes personnages, et surtout mon héro principal… que je tâche de rendre le plus (im)parfait possible. Avec son histoire, son passé, ses péripéties, j’espère qu’il vous fera vivre autant d’émotions qu’à moi…

(c) Crédits Christian Heilmann

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